Parc Naturel Régional Gruyère Pays-d'Enhaut

Le Parc Naturel Régional Gruyère Pays-d'Enhaut est devenu réalité depuis mercredi 16 décembre 2009. La commune de Crésuz acceptait à l'unanimité de signer le contrat de Parc, rejoignant ainsi les 13 autres communes (Cerniat, Charmey, Château-d'Oex, Haut-Intyamon, Montreux, Rossinière, Bas-Intyamon, Châtel-sur-Montsalvens, Grandvillard, Ormont-Dessous, Rougemont, Veytaux et Villeneuve) dont les législatifs ont accepté le même contrat depuis le 4 novembre dernier. Après le soutien des cantons de Vaud et Fribourg et la reconnaissance du statut de candidat au label de parc d'importance nationale par l'OFEV (août 2009), l'adhésion des communes membres par le biais d'une décision démocratique clôt le processus et donne au Parc légitimité et moyens financiers.

Label parc d'importance nationale 2012-2021


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«C'est un beau territoire qui a une belle cohérence, tant du point de vue de son paysage, de son tourisme que de son économie ou encore de sa culture», se réjouit Patrick Rudaz, l'un des deux coordinateurs du projet. Citoyen de Gruyères, il regrette cependant à titre personnel de ne pas voir entrer sa commune dans ce périmètre. «Le bonheur aurait été total, mais ils ont finalement refusé.»

Car les négociations ont été longues. «Le Conseil communal ne voulait pas imposer une entrée dans le parc aux acteurs touristiques», explique Jean-Pierre Doutaz, syndic de Gruyères. L'Office du tourisme, la Société de développement et celle des remontées mécaniques se sont donc penchés sur la question avant de rendre un rapport peu favorable.

«Les possibilités de développement offertes dans le futur et les contraintes imposées par le PNR n'étaient pas assez claires, ajoute le syndic. La station de Moléson prévoit différents investissements, notamment dans des canons à neige. Nous avons eu peur de bloquer ces projets.» Le syndic évoque également l'aérodrome. «De plus, il est difficile de savoir quelles seront les retombées économiques réelles d'un tel parc.» Des collaborations ponctuelles ne sont cependant pas exclues. Quant à Broc et Bellegarde, elles aussi voisines du parc, elles ont renoncé dès le départ à leur intégration.

Le Parc naturel régional Gruyère Pays-d'Enhaut confirme ainsi son territoire de quelque 500 km2 (plus grand que les neuf plus petits cantons suisses) et ses presque 12'000 habitants (23 habitants au km2) répartis sur 14 communes (7 vaudoises et 7 fribourgeoises), il est un lien unique entre l'homme, la culture et la nature avec ses paysages exceptionnels, sa riche biodiversité, son agriculture (trois AOC : Gruyère, Vacherin Fribourgeois, Etivaz). Situé entre la Riviera vaudoise et Bulle, entre Gstaad et Gruyères, il affirme une identité préalpine et rurale encore préservée ainsi qu'une vocation touristique affirmée.